Conduite de culture de chanvre bio

 « Entre le semis et la récolte, il n’y a pas grand-chose à faire »

  • Fertilisation

Le chanvre réagit bien à un apport de matière organique. Une analyse de sol est conseillée, on cherchera alors à compléter les fournitures du sol et à combler les exportations.

Calcium (Ca): Si le sol est acide (pH ≤6,5), un chaulage peut être effectué (apport de 1 à 1,5 t/ha).

Azote (N): les besoins sont de 13 à 15 uN/t MS, en un ou deux apports, notamment au démarrage jusqu’au stade 5 paires de feuilles pour un démarrage rapide. Attention, l’excès d’azote génère des risques de verse, une croissance anarchique de la plante et des difficultés de transformation.

Phosphore (P) : environ 50 unités pour couvrir les exportations.

Potasse (K) : besoins élevés, environ 150 unités pour couvrir les exportations.

  • Irrigation

Le chanvre est tolérant à la sécheresse grâce à son système racinaire profond avec une racine pivot et fasciculée. Ses besoins en eau sont de 20 à 40 mm/t MS.

 

L’irrigation n’est pas nécessaire en général. Toutefois, en cas de forte sécheresse, elle permet de sécuriser les rendements en pailles et graines. La période d’irrigation dépend des objectifs visés : l’irrigation après le semis favorisera le développement des racines, qui seront alors capable d’aller chercher l’eau en profondeur ; avant la floraison, elle favorisera le développement des pailles ; lors de la formation des graines, elle favorisera le remplissage des graines et donc un meilleur rendement en chènevis.

  • Désherbage

Le chanvre croît rapidement et avant les autres espèces végétales, ainsi si le semis est assez dense il n’y aura pas besoin de désherbage.

La seule plante parasite connue du chanvre est l’Orobranche rameuse (Phelipeae ramosa). C’est un parasite racinaire, qui apparaît essentiellement lors de cultures intensives du chanvre. Il est aussi parasite du colza. Pour s’en prémunir, il est conseillé d’éviter les rotations colza sur chanvre. Le risque existe surtout en conditions pluvieuses et humides, le risque est donc faible dans le Gard.

  • Maladies et ravageurs

Grâce à sa famille botanique unique (Cannabacées), à son pouvoir étouffant grâce à une levée rapide  et aux rotations longues qui permettent de rompre les cycles de maladies et de ravageurs, le chanvre ne nécessite aucun traitement phytosanitaire. Les infestations sont rares et sans conséquence majeure pour les rendements.

Production de chanvre :

Voir aussi :

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