Semis

L’implantation conditionne en grande partie la réussite de la culture.

Le choix du sol est primordial : opter de préférence pour un sol profond, fertile, non hydromorphe, avec des réserves hydriques et un pH neutre à basique (compris entre 6 et 8).

 

La culture de chanvre est sensible aux caractéristiques du sol, ainsi il est fréquent d’obtenir des hauteurs de plants hétérogènes reflétant les accidents de terrain, le tassement, la présence d’eau ou de matière organique.

Un travail du sol en profondeur est conseillé (labour d’hiver, notamment pour les sols compacts, ou en mars-avril). Il faut être vigilant au risque de battance du sol et veiller à conserver une structure grumeleuse du sol, ne pas le tasser avec les engins agricoles.

Effectuer une reprise de labour, dès les premiers signes de réchauffement, avec un outil à dents (vibroculteur, herse plate, herse de déchaumage ou herse étrille).

Il est important d’avoir un lit de semence bien affiné sur 5 à 6 cm.

Un faux semis peut se révéler intéressant pour une bonne implantation, notamment si la parcelle est particulièrement sale.

Le semis se fait sur sol ressuyé (éviter l’excès d’humidité) et réchauffé (10 à 12°C), avant une pluie. Dans le Gard, le semis se fait généralement lors de la première quinzaine d’avril, avec un semoir à céréales classique (profondeur 2-3 cm, écartement 14 cm, densité de semis 35 à 50 kg/ha). Le chanvre est sensible au gel, il ne doit pas faire mois de -5°C au stade 5 paires de feuilles.

Le roulage après semis est conseillé car il permet de favoriser la germination, de niveler le sol pour une hauteur de culture homogène et de limiter la présence de cailloux.

Production de chanvre :

Voir aussi :

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